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Illusion sur l’origine du « progrès social »

Les premiers « progrès » ont été accomplis bien avant la période d’épanouissement des syndicats et avant l’apparition des premiers partis communistes, et même des premiers théoriciens des « questions sociales ». Ainsi c’est François Guizot, le ministre libéral de Louis-Philippe, qui, en 1841, fit voter la première loi destinée à limiter le travail des enfants dans les usines. C’est Jean-Baptiste Say qui, le premier, proposa en 1803 l’obligation scolaire contre laquelle s’élevèrent les « voix de la gauche » menés par le socialiste Jules Guesde pour lequel la scolarité obligatoire n’aurait cherché à procurer aux exploiteurs capitalistes une main-d’œuvre plus rentable. C’est le député Frédéric Bastiat, qui, en 1849, intervient, le premier dans l’histoire, pour demander qu’on reconnaisse le principe du droit de grève et celui du salariat contestée par les socialistes car considéré comme dégradant et servile (dans les statut de la CGT et de FO on peut encore trouver la fameuse proposition concernant « la disparition du patronat et du salariat »).

   Et c’est Emile Olivier, un député de droite, qui, en 1864, demanda à l’empereur Napoléon III d’abolir le délit de coalition, c’est-à-dire l’interdiction faite aux ouvriers de se regrouper pour défendre leurs intérêts. Cette décision fut riche de conséquences car elle ouvrit justement la voie aux futurs syndicats et groupements collectifs.

Enfin, c’est le député libéral Waldeck-Rousseau qui, en 1884, fit voter la loi attribuant aux syndicats la personnalité civile à laquelle la gauche s’opposait avec acharnement.

          Cet état qui tue la France, Nicolas Lecaussin, Page 224

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